11.06.2007
Une bonne chose de faite !
Voilà ! Dix planches storyboardées pour l'histoire d'Inês et de Pedro ! Comme je l'ai dit dans un précédent post, je vais me contenter de ces 10 là pour l'instant, afin de pouvoir avancer également les autres projets.
Ainsi, les dessinateurs intéressés trouveront, outre la trame scénaristique complète, et parfois la description de l'univers dans lequel s'inscrit l'histoire, un premier matériau pour exercer leur talent ! Et ils verront ma vision des choses qui, je le répète à tout hasard, n'a rien de définitive. En fait, les storyboards pour moi, c'est surtout l'occasion d'écrire les dialogues.
Tiens, pas bête, comment je travaille, au fait ?
Voilà comment ça se passe. D'abord, l'idée jaillit. Vlan. Comme ça, sans crier gare. Elle vient d'une rencontre, d'une discussion, d'un film, d'une lecture... peu importe. Je brode autour dans ma petite tête, et arrive à une première trame narrative de quelques lignes seulement : sujet-verbe-objet, ça suffit pour résumer une histoire...
Si l'idée me plaît, je la développe, quelques paragraphes, quoi, et ainsi je commence à apercevoir l'univers dans lequel s'insère l'histoire. Alors je creuse un peu plus l'univers, puis cette fois-ci j'affine l'histoire : les personnages, les péripéties, l'environnement, en faisant attention à être cohérent avec l'univers créé.
Ensuite, c'est l'étape ultra célèbre de la "planchisation", connue également sous le nom de "découpage par planches". Je reprends la trame développée, et j'imagine dans mon cortex musclé comment je peux découper tout ça en format BD : des vignettes me viennent à l'esprit, mais c'est quand même du grosso modo. Ca me permet de voir si l'histoire tient sur les 46 planches réglementaires, et je vois également s'il y a des lacunes, un manque de profondeur (de l'histoire, des psychologies, etc). Quelques dialogues voient le jour, également. A ce stade là, même si je n'ai pas encore tous les détails, je sais parfaitement ce que je veux raconter et comment. Où je vais, en somme.
Enfin, vient la phase finale du storyboard. C'est là où les dialogues sont finalisés (même si je connais déjà la psychologie de mes personnages, comment ils vont réagir, etc). Je vois également si mon découpage au jugé est bien adapté à la BD. Bon, je ne peux pas en dire beaucoup plus, vu que je viens juste de commencer cette étape. Mais j'ai déjà dû rajouter une planche par rapport à celles prévues pour la Castro.
Voilà, vous savez tout maintenant ! Mais j'attends toujours vos commentaires, crevintjdiuuuu !
Je ne sais pas quel projet je vais travailler à présent...
18:45 Publié dans présentation | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
Ben, pas grand'chose à dire... ta démarche de travail me semble correcte... Peut-être pourrais-tu te lancer des défis, te poser face à des problèmes à résoudre...
Pour Agon, je ne t'ai fait aucun commentaire, car je ne sens pas du tout cette histoire, je ne rentre pas dans cet univers. Question de feeling... puis c'est le nom de famille de mon beau-frère (si,si).
Concernant le storyboard, je ne sais pas si c'est une bonne chose ; ça peut bloquer le dessinateur, ou mal l'orienter... Je ne sais pas.
Je t'envoie bientôt quequ'chose, faut que j'y travaille.
Ecrit par : Abélar | 11.06.2007
En fait, cette histoire de storyboard, c'est vraiment pour finaliser les dialogues, mettre les personnages en action et mieux voir comment ils vont se positionner face aux péripéties, bref visualiser plus précisément ce que j'ai imaginé. Alors oui, je pourrais poster uniquement les dialogues, mais puisque les storyboards sont faits... Et puis ça donne la vision que j'ai de l'histoire, ça permet au dessinateur de voir si on est "raccord" ou pas. Et puis (bis) je suis un dessinateur frustré... Mais après, libre au dessinateur de tournebouler complètement les planches : moi, tant que j'ai mon histoire et mes dialogues... Enfin, ça me permet de mieux me rendre compte de ce qui "rentre" dans une bd ou pas, et de voir des fois qu'il manque des choses pour la compréhension du récit, etc.
Sinon, je voulais te demander : qu'est-ce que tu entends par me lancer des défis ?
En tous les cas, heureusement que t'es là, je me sentirais bien seul sinon... Pourtant, y'a déjà eu 21 visiteurs pour 50 visites ce mois-ci, et le mois derniers 70 pour 124. Mais y'a que toi qui laisse des commentaires ! Rhâaa, la solitude du blogger solitaire...
Ecrit par : Damien | 12.06.2007
Pour la frustration, c'est dommage. Je pense qu'un (bon) scénariste doit plus s'apparenter à un conteur qu'à une dessinateur frustré (de même qu'un dessinateur de BD doit aimer ce medium et ne pas se résigner à dessiner parce qu'il ne peut pas faire un film...)... Il ne faut pas faire quelque chose par dépit, mais plutôt par passion...
Le danger du story fait par le scénariste (sauf si le scénariste est un excellent metteur en scène et maîtrise les plans et angles de vue à la perferction, et s'il sait les "coucher" sur papier- ex : yann), c'est d'induire le dessinateur en erreur. A mon avis, le travail du scénariste passera mieux s'il n'est composé que de mots, de notes d'intentions (là, le héros est écrasé par la masse dominante de son adversaire - sentiment de terreur...). Je pense (comme bcp) que le scénariste écrit dans un premier temps pour le dessinateur, pour provoquer en lui des images, des atmosphères, pas pour faire son boulot. Sauf exceptions, bien sûr...
Pour l'histoire du défis, je t'envoie un mail en fin de journée, plus explicite, avec le projet que j'essaie de monter.
(Par exemple, la série de l'enfant-tronc, le prince manchot... ou "sans-tête" des méta-barons, sont des défis de scénaristes. Comment rebondir, créer, à partir d'une situation qui semble insoluble...)
Ecrit par : Abélar | 13.06.2007
Ouh la, on s'est mal compris pour la frustration (je n'ai pas de smiley à disposition...) : c'était dit sur le ton de l'humour. Comme je te l'ai dit ailleurs, je n'ai pas saisi à temps l'opportunité de développer mon goût du dessin. Mais si je l'avais fait, j'aurais écris moi-même mes scénarios de la même manière. J'aime écrire, malgré la difficulté de l'écriture, c'est d'ailleurs pour cela que je m'essaie, en plus des scénarios, au théâtre, à la poésie et au roman (oui, enfin là, c'est au stade de projet encore...)
En revanche, quand j'écris des histoires, c'est que j'ai des images dans la tête. Alors certes, je comprends l'angoisse du dessinateur, mais il faut aussi qu'il sache faire valoir sa propre vision : je suis à fond pour les échanges constructifs ! Donc si des dessinateurs potentiels lisent ces lignes, n'ayez pas peur ! Allez, viendez les dessineux...
Ecrit par : Damien | 13.06.2007
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