02.04.2007

Ca bouge pour Inês !

Ah, ça fait plaisir, un dessinateur est intéressé par travailler sur la Castro. En fait, plusieurs types d'adaptations sont possibles. Et après discussion avec lui, plutôt que de faire du théâtre en BD, je vais réécrire l'adaptation afin de l'adapter réellement au médium BD. J'ai donc revu les grandes lignes : je respecterai l'histoire de la pièce, dont j'introduirai les éléments par des prolepses centrées sur différents personnages (principalement les 3 conseillers-assassins). Je me balladerai aisni entre 1355, date de l'assassinat d'Inês, 1360, date présumée de l'exécution de 2 des conseillers, et 1370, où j'imagine le conseiller rescapé aller demander pardon à son ancien roi et à Inês au monastère d'Alcobaça où reposent les deux amants.

D'où, pour le coup, une reformulation du titre de la BD.

Jusqu’à la fin du monde

  

[EDIT] : vous trouverez dans la note "Castro, ça se précise" une version plus développée du scénario, donc j'ai effacé la version qui était présente dans cette note, histoire de ne pas surcharger le blog.

29.03.2007

Chemins d'Agon : explications

Attention, je grille mes cartouches !

Agon (du grec ăγων qui veut dire, entre autre, jeux, lutte, combat, danger, agir ou souffrir, crainte) est au démarrage un personnage philanthrope, un peu voleur mais propre sur lui. Sa quête désespérée pour le Kal’isz va en faire un cynique, au sens péjoratif, éliminant tous les obstacles, y compris affectifs. A la fin du 1er tome il abandonne sa philanthropie, à la fin du  2ème l’amour et l’amitié, et dans le 3ème ses rêves et son humanité : c’est donc un parcours initiatique vers la déshumanisation, qui sera marqué graphiquement par un encrage de plus en plus sale, et le personnage même aura progressivement un aspect plus négligé, mal rasé, cheveux de plus en plus longs au fil des albums, etc.

Dans le 1er tome, les « héros » s’en sortent par une explosion d’énergie émanant d’Agon, dont la nature même répond à l’appel du Kal’isz, nature se réveillant progressivement. Cette explosion inattendue explique le titre du tome : deus ex urbe, puisqu’il s’agit de fait d’un deus ex machina qui permet aux protagonistes de sortir de la ville (urbe) Supratlantis.

Le titre du 2ème tome, Wuthering Rocks, est un détournement du titre du roman Wuthering Heights, en français Les hauts de hurlevent, roman d’Emilie Brontë décrivant les méandres d’une passion amoureuse presque animale, en contrepoint avec un amour pur, ainsi qu’une histoire d’amitié, l’auteur utilisant le « stream of conciousness », le flot de la pensée. Or ce tome décrira comment Agon viendra à bout de son amour pour Sarah et de son amitié pour Logan. Des flashbacks se mêleront habilement à l’histoire présente, rendant compte de la complexité, voire de la perplexité psychologique des trois personnages.

Le personnage du Baron de Lore, dans le 3ème tome, fait référence à l’étymologie du terme « folklore » (« lore » voulant dire « tradition » et « folk », « peuple »). Ainsi, mené à l’île des Doge (désignation à peine voilée de la Venise future, devenue une île, mais surtout une terre de magie) par Ibn Madjid (nom de celui qui mena les Portugais de Melinde à Calicut en 1498), Agon se retrouve de fait à l’entrée de son imaginaire, symbolisée par ce portail qui ne ferme aucune muraille. Il rencontrera au bout de son périple le Baron, vieillard sont il s’apercevra (et le lecteur également) qu’il l’avait croisé plusieurs fois au cours de son aventure. Gardien du Kal’isz, le Baron savait que tôt ou tard Agon s’éveillerait et viendrait chercher son dû. Mais il ne peut le laisser faire, car le pouvoir de l’objet est trop immense. C’est donc de sa main de feu, comme les épées des chérubins accomplissant la colère de Dieu, qu’Agon décapite le Baron, coupant symboliquement sa propre tête, c’est-à-dire ses rêves et finalement son humanité. 

Dans le tome supplémentaire, on verra Agon se réveiller de sa folie, dans une salle immense remplie de sarcophages identique à celui dans lequel il se trouve : cela permettra de mettre en route la véritable histoire, celle des mondes virtuels, qui emprunte à la fois à la trilogie Matrix mais également au jeu PC Myst. Ce n’est que progressivement, en liant toutes les histoires, que le lecteur se rendra compte de toute la complexité de cet univers, un peu à la manière de la série Sandman de Neil Gaiman, qui étoffe chaque fois plus la personnalité de Dream et des Immortels.

D’une part, on continuerait à suivre les aventures d’Agon, qui réveillé par lui-même acquerra certains dons de passages entre les mondes. Cela permettra de voir tous les liens tissés entre chaque monde par ceux qui en ont le pouvoir.

 

D’autre part, des one shot plus conceptuels étofferont le background de l’histoire. Un tome sera consacré au personnage de l’Ancien, pour comprendre d’où viennent les mondes ; un tome sera consacré à un homme qui s’est suicidé, se retrouvant dans un monde représentant l’enfer ou le purgatoire, et pourquoi pas la rédemption ? Un autre encore mettra en scène des personnages de fiction, ou fera discuter des personnages historiques d’époques différentes, etc.

 

21.03.2007

Développement de l'option thriller

J'ai approfondi un peu l'option thriller du Manoir. Ah, quand la vengeance devient boucherie...

 

[EDIT] : vous trouverez plus haut une version plus aboutie du scénario (note "planchisation du manoir")