03.07.2007

Anatha

Bah oui, j'ai pas storyboardé, mais je n'ai pas chômé non plus. j'ai plein d'histoires en tête, il me manque juste les dessinateurs...

 Donc, encore une histoire

PS : les dessins ici présents sont l'oeuvre de Naïade, et ce sont en partie eux qui m'ont inspiré cette histoire. En plus du lien vers son espace deviantart, vous pouvez retrouvez quelques-uns de ses dessins sur le forum cfsl (http://www.cfsl.net/forum/viewtopic.php?t=19416&highl...)

Anatha

  Toile de fond :

Dans un des mondes créés par l’Ancien, la monnaie est le Lux (1 lux, des luces), et se présente sous forme de petites billes lumineuses de trois tailles différentes (minilux, lux, maxilux). Ces billes sont faites d’un minerai qui peut servir de source d’énergie pour les technologies développées par l’Ancien, et donc présentent un intérêt pour les Déchus. C’est Devon (nom provisoire) qui le premier a eu connaissance de ce monde et l’a placé sous son contrôle, en s’emparant de la ville centrale où les réserves de Lux sont gérées, Anatha. Mais il était déjà prisonnier d’un corps d’enfant à l’époque, séquelle d’une guerre personnelle qui l’avait opposé à l’Ancien. Il n’aurait pu se faire obéir de tous les adultes, et de plus il eut envie de modeler une société à son image. Avec une armée de bébés flingueurs, bed960a930ff70651a2fe58a487f3ff3.jpget d’un tueur redoutable, Mange-bras, il a tué ou fait emprisonné tous les adultes de la ville. Les enfants, livrés à eux-mêmes, et dont la croissance fut extrêmement ralentie par une substance que Devon, depuis son arrivée, glisse dans la nourriture de la ville, ont fini par occuper les postes laissés vacants par les adultes. Dès qu’ils sont trop ca69ecd1552f94f59996436dd2a1716a.jpggrands, ils sont tués, enfermés ou exploités.

 Les villes alentours, en ne voyant plus que des enfants s’occuper des affaires des adultes, ont voulu se mettre à gérer eux-mêmes leurs propres réserves de Lux. Mais Mange-bras les a « convaincu » de n’en rien faire. 

La technologie de ce monde est un mélange de steam-punk et de contemporain (voir miyazaki, matsumoto)

Histoire : 

Trois enfants arrivent dans cette ville, près s’être faits chassé d celle où ils habitaient. Un aime à chanter des chansons paillardes et à faire le pitre, un autre fabrique des engins idiots ; seul le troisième a les pieds sur terre et a plus conscience des réalités et des nécessités de la vie.

Ils se rendent compte que la ville où ils arrivent est uniquement peuplée d’enfants. Ils en avait entendu parler, mais penser que ce n’était que des racontars. Tous les métiers sont donc faits par des enfants de leur âge, qui mélangent le sérieux de la tâche et l’irrationalité de l’enfance. 

Ils seront témoins d’accidents étranges, comme un adulte qui tombe du haut d’une tour de bureaux déguisé en super-héros et s’écrase au sol. Ou d’un ours (en fait un faux ours publicitaire) qui les poursuit en grognant.

Peu à peu, en suivant les trois garnements, le lecteur s’apercevra que ce qui pouvait paraître drôle cachait en fait une véritable dictature où les enfants maltraitent, humilient et torturent les adultes, tout cela sous l’égide du maire, Devon, de son armée de bébés flingueurs et de son bras droit, le terrifiant Mange-bras.

Heureusement, les trois enfants rencontreront deux rebelles : Super-poulet, qui tente tant bien que mal de sauver les adultes et de mettre hots d’état de nuire les bébés flingueurs ; et le lapin ninja, qui lui s’acharne à exterminer les bébés flingueurs depuis que Mange-bras lui a coupé le bras droit, qu’il a remplacé par un bras mécanique. Ces deux rebelles sont donc deux enfants, l’un déguisé en poulet, l’autre en lapin. Il existe par ailleurs le groupe des Enfants Déchus, qui se regroupent dans les sous-sols de la ville et tentent d’échapper aux razzias des bébés flingueurs. Ils sont très peu nombreux, et ne peuvent pas faire grand chose si ce n’est se cacher et s’entraîner au combat pour se défendre.

Grâce à eux, les enfants finiront par éliminer Devon, ce qui ne sera possible que parce que celui-ci reviendra grièvement blessé de Supratlantis (cf Les chemins d’Agon, T1, Deux ex urbe).

 

Summertime

Eh oui, it's summertime, mais c'est surtout le nom d'une nouvelle histoire. Oui, je sais, je devais storyboarder les autres histoires. Je ne l'ai pas fait, honte à moi. Quoi qu'il en soit, cette histoire m'a été inspiré par l'oeuvre originale et envoutante de BluEnju (voir les liens, à visiter obligatoirement !).

Voici l'histoire en question (qui est plutôt un pitch pour le moment)

SUMMERTIME

L’action se déroule dans la ville de Yum (environnement contemporain légèrement steam-punk). Les gens qui y vivent ont la particularité de pouvoir passer instantanément de la réalité à une dimension virtuelle, grâce à une puce placée dans leur cerveau. Sorte d’internet amélioré, cette dimension virtuelle permet de stocker des informations, de discuter avec des personnes éloignées géographiquement et même de pouvoir se déplacer physiquement rapidement d’un endroit à un autre de la réalité. On peut également y flâner, le décor dépendant alors de son propre état d’esprit. Mais la virtualité n’a aucune incidence sur la réalité. Une fois immergés, les utilisateurs « disparaissent » de la réalité jusqu’à ce qu’ils décident de se déconnecter. 

L’action commence au solstice d’été : le soleil alors dans une position précise frappe une statuette située en haut d’une tour surplombant la ville. La statuette s’illumine, et l’homme qui la surveille crie du haut de la tour : « SUMMERTIME » ! Commence alors une période festive qui se termine 15 jours après la première pleine lune suivant le solstice. Elle voit apparaître une énorme statue représentant une femme enceinte, enterrée le reste de l’année.

Au cours des festivités est désignée, parmi toutes les jeunes femmes de la ville ayant atteint leurs 16 ans, la Fille de Rhéa (déesse tutélaire de la ville), devenant pour l’année à venir la Mère de la ville. Elle sera préparée au sein de la statue géante. Son rôle est surtout d’écouter et de réconforter les citoyens malheureux. D’abord la population choisit parmi toutes les prétendantes une 20aine de candidates, qui ensuite passent des entretiens avec les ministres de la ville, qui choisissent eux la fille la plus équilibrée, qui sera digne de représenter la ville et la déesse. Le choix est révélé à la première pleine lune suivant le solstice, au cours d’une grande fête.

C’est durant cette période que nous suivrons les destinées de différents habitants de Yum :

  -         Une candidate qui se fera sexuellement abuser par un ministre corrompu, et finalement ne sera pas choisie comme Fille de Rhéa.

  -         Son frère, à qui elle finira par tout avouer avant de se suicider (du moins croit-on à un suicide), cherchera à la venger. Il devra s’exiler une fois sa vengeance accomplie. 

 -         Le ministre en question, qui sera tué par le frère ; on verra qu’il est néanmoins un bon père de famille.

 -         Un des enfants du ministre, et son ami, tous deux âgés d’une dizaine d’années, partiront à la recherche d’un trésor (dans le monde virtuel), qu’il trouveront.

 -         Un couple d’amis du frère vengeur, qui va avoir un enfant, se questionneront sur l’avenir de leur fils, feront des projets, profiteront de leur bonheur. 

 -         Une ancienne Fille de Rhéa, qui également s’est faite abusée par le même ministre mais n’a rien dit à personne par honte, se drogue et se prostitue, cherchant désespérément à donner et recevoir de l’amour.

 -         Elle finira par se rapprocher d’un homme qui reste assis toute la journée sur les hauteurs de la ville e qui ne parle à personne. Sa femme et son fils sont morts trois ans auparavant dans de mystérieuses circonstances, et c’est depuis lors qu’il reste mutique. Bizarrement, alors qu’il est plongé dans la contemplation d’un monde qu’il s’est créé dans la virtualité, il reste visible dans la réalité. Finalement l’ancienne Fille de Rhéa réussira à le sortir de sa léthargie, et lui lui donnera l’amour qu’elle recherche tant. 

 -         Un policier, qui a enquêté sur la mort de la famille de l’homme mutique. Il avait dû classer l’affaire, non sans avoir mainte fois entendu parler d’un homme en noir. Tombé en disgrâce dans sa profession, il ne sert plus qu’aux basses besognes de la police. Mais les deux enfants chercheurs de trésor tomberont à nouveau sur un homme en noir, après avoir vu le même tuer la sœur abusée par le ministre : le policier va alors terminer son enquête.

  -         L’homme en noir, qui n’est autre que le double maléfique de l’homme mutique, fruit de sa colère et de sa frustration. Or la situation avec sa femme trois ans auparavant était orageuse. Cet homme en noir peut soit détraquer le retour de la virtualité à la réalité et ainsi causer de dangereux accidents, soit carrément agir physiquement dans la virtualité. Il disparaîtra quand l’homme mutique sera réveillé par l’ancienne Fille de Rhéa.  

Le ministre sera tué, le frère s’exilera, les enfants trouveront leur trésor, l’enfant naîtra, l’homme en noir disparaîtra alors qu’il allait supprimer le policier, tout cela au même moment, lors de la fête finale célébrant la nouvelle lune, noire comme les vices et les péchés qui disparaîtront avec elle pour laisser place à la lumière (c’est là la symbolique liée à cette dernière fête).

 

 

11.06.2007

Une bonne chose de faite !

Voilà ! Dix planches storyboardées pour l'histoire d'Inês et de Pedro ! Comme je l'ai dit dans un précédent post, je vais me contenter de ces 10 là pour l'instant, afin de pouvoir avancer également les autres projets.

 Ainsi, les dessinateurs intéressés trouveront, outre la trame scénaristique complète, et parfois la description de l'univers dans lequel s'inscrit l'histoire, un premier matériau pour exercer leur talent ! Et ils verront ma vision des choses qui, je le répète à tout hasard, n'a rien de définitive. En fait, les storyboards pour moi, c'est surtout l'occasion d'écrire les dialogues.

Tiens, pas bête, comment je travaille, au fait ?

Voilà comment ça se passe. D'abord, l'idée jaillit. Vlan. Comme ça, sans crier gare. Elle vient d'une rencontre, d'une discussion, d'un film, d'une lecture... peu importe. Je brode autour dans ma petite tête, et arrive à une première trame narrative de quelques lignes seulement : sujet-verbe-objet, ça suffit pour résumer une histoire...

Si l'idée me plaît, je la développe, quelques paragraphes, quoi, et ainsi je commence à apercevoir l'univers dans lequel s'insère l'histoire. Alors je creuse un peu plus l'univers, puis cette fois-ci j'affine l'histoire : les personnages, les péripéties, l'environnement, en faisant attention à être cohérent avec l'univers créé.

Ensuite, c'est l'étape ultra célèbre de la "planchisation", connue également sous le nom de "découpage par planches". Je reprends la trame développée, et j'imagine dans mon cortex musclé comment je peux découper tout ça en format BD : des vignettes me viennent à l'esprit, mais c'est quand même du grosso modo. Ca me permet de voir si l'histoire tient sur les 46 planches réglementaires, et je vois également s'il y a des lacunes, un manque de profondeur (de l'histoire, des psychologies, etc). Quelques dialogues voient le jour, également. A ce stade là, même si je n'ai pas encore tous les détails, je sais parfaitement ce que je veux raconter et comment. Où je vais, en somme.

Enfin, vient la phase finale du storyboard. C'est là où les dialogues sont finalisés (même si je connais déjà la psychologie de mes personnages, comment ils vont réagir, etc). Je vois également si mon découpage au jugé est bien adapté à la BD. Bon, je ne peux pas en dire beaucoup plus, vu que je viens juste de commencer cette étape. Mais j'ai déjà dû rajouter une planche par rapport à celles prévues pour la Castro.

Voilà, vous savez tout maintenant ! Mais j'attends toujours vos commentaires, crevintjdiuuuu !

Je ne sais pas quel projet je vais travailler à présent...