03.07.2007

Summertime

Eh oui, it's summertime, mais c'est surtout le nom d'une nouvelle histoire. Oui, je sais, je devais storyboarder les autres histoires. Je ne l'ai pas fait, honte à moi. Quoi qu'il en soit, cette histoire m'a été inspiré par l'oeuvre originale et envoutante de BluEnju (voir les liens, à visiter obligatoirement !).

Voici l'histoire en question (qui est plutôt un pitch pour le moment)

SUMMERTIME

L’action se déroule dans la ville de Yum (environnement contemporain légèrement steam-punk). Les gens qui y vivent ont la particularité de pouvoir passer instantanément de la réalité à une dimension virtuelle, grâce à une puce placée dans leur cerveau. Sorte d’internet amélioré, cette dimension virtuelle permet de stocker des informations, de discuter avec des personnes éloignées géographiquement et même de pouvoir se déplacer physiquement rapidement d’un endroit à un autre de la réalité. On peut également y flâner, le décor dépendant alors de son propre état d’esprit. Mais la virtualité n’a aucune incidence sur la réalité. Une fois immergés, les utilisateurs « disparaissent » de la réalité jusqu’à ce qu’ils décident de se déconnecter. 

L’action commence au solstice d’été : le soleil alors dans une position précise frappe une statuette située en haut d’une tour surplombant la ville. La statuette s’illumine, et l’homme qui la surveille crie du haut de la tour : « SUMMERTIME » ! Commence alors une période festive qui se termine 15 jours après la première pleine lune suivant le solstice. Elle voit apparaître une énorme statue représentant une femme enceinte, enterrée le reste de l’année.

Au cours des festivités est désignée, parmi toutes les jeunes femmes de la ville ayant atteint leurs 16 ans, la Fille de Rhéa (déesse tutélaire de la ville), devenant pour l’année à venir la Mère de la ville. Elle sera préparée au sein de la statue géante. Son rôle est surtout d’écouter et de réconforter les citoyens malheureux. D’abord la population choisit parmi toutes les prétendantes une 20aine de candidates, qui ensuite passent des entretiens avec les ministres de la ville, qui choisissent eux la fille la plus équilibrée, qui sera digne de représenter la ville et la déesse. Le choix est révélé à la première pleine lune suivant le solstice, au cours d’une grande fête.

C’est durant cette période que nous suivrons les destinées de différents habitants de Yum :

  -         Une candidate qui se fera sexuellement abuser par un ministre corrompu, et finalement ne sera pas choisie comme Fille de Rhéa.

  -         Son frère, à qui elle finira par tout avouer avant de se suicider (du moins croit-on à un suicide), cherchera à la venger. Il devra s’exiler une fois sa vengeance accomplie. 

 -         Le ministre en question, qui sera tué par le frère ; on verra qu’il est néanmoins un bon père de famille.

 -         Un des enfants du ministre, et son ami, tous deux âgés d’une dizaine d’années, partiront à la recherche d’un trésor (dans le monde virtuel), qu’il trouveront.

 -         Un couple d’amis du frère vengeur, qui va avoir un enfant, se questionneront sur l’avenir de leur fils, feront des projets, profiteront de leur bonheur. 

 -         Une ancienne Fille de Rhéa, qui également s’est faite abusée par le même ministre mais n’a rien dit à personne par honte, se drogue et se prostitue, cherchant désespérément à donner et recevoir de l’amour.

 -         Elle finira par se rapprocher d’un homme qui reste assis toute la journée sur les hauteurs de la ville e qui ne parle à personne. Sa femme et son fils sont morts trois ans auparavant dans de mystérieuses circonstances, et c’est depuis lors qu’il reste mutique. Bizarrement, alors qu’il est plongé dans la contemplation d’un monde qu’il s’est créé dans la virtualité, il reste visible dans la réalité. Finalement l’ancienne Fille de Rhéa réussira à le sortir de sa léthargie, et lui lui donnera l’amour qu’elle recherche tant. 

 -         Un policier, qui a enquêté sur la mort de la famille de l’homme mutique. Il avait dû classer l’affaire, non sans avoir mainte fois entendu parler d’un homme en noir. Tombé en disgrâce dans sa profession, il ne sert plus qu’aux basses besognes de la police. Mais les deux enfants chercheurs de trésor tomberont à nouveau sur un homme en noir, après avoir vu le même tuer la sœur abusée par le ministre : le policier va alors terminer son enquête.

  -         L’homme en noir, qui n’est autre que le double maléfique de l’homme mutique, fruit de sa colère et de sa frustration. Or la situation avec sa femme trois ans auparavant était orageuse. Cet homme en noir peut soit détraquer le retour de la virtualité à la réalité et ainsi causer de dangereux accidents, soit carrément agir physiquement dans la virtualité. Il disparaîtra quand l’homme mutique sera réveillé par l’ancienne Fille de Rhéa.  

Le ministre sera tué, le frère s’exilera, les enfants trouveront leur trésor, l’enfant naîtra, l’homme en noir disparaîtra alors qu’il allait supprimer le policier, tout cela au même moment, lors de la fête finale célébrant la nouvelle lune, noire comme les vices et les péchés qui disparaîtront avec elle pour laisser place à la lumière (c’est là la symbolique liée à cette dernière fête).

 

 

11.06.2007

Une bonne chose de faite !

Voilà ! Dix planches storyboardées pour l'histoire d'Inês et de Pedro ! Comme je l'ai dit dans un précédent post, je vais me contenter de ces 10 là pour l'instant, afin de pouvoir avancer également les autres projets.

 Ainsi, les dessinateurs intéressés trouveront, outre la trame scénaristique complète, et parfois la description de l'univers dans lequel s'inscrit l'histoire, un premier matériau pour exercer leur talent ! Et ils verront ma vision des choses qui, je le répète à tout hasard, n'a rien de définitive. En fait, les storyboards pour moi, c'est surtout l'occasion d'écrire les dialogues.

Tiens, pas bête, comment je travaille, au fait ?

Voilà comment ça se passe. D'abord, l'idée jaillit. Vlan. Comme ça, sans crier gare. Elle vient d'une rencontre, d'une discussion, d'un film, d'une lecture... peu importe. Je brode autour dans ma petite tête, et arrive à une première trame narrative de quelques lignes seulement : sujet-verbe-objet, ça suffit pour résumer une histoire...

Si l'idée me plaît, je la développe, quelques paragraphes, quoi, et ainsi je commence à apercevoir l'univers dans lequel s'insère l'histoire. Alors je creuse un peu plus l'univers, puis cette fois-ci j'affine l'histoire : les personnages, les péripéties, l'environnement, en faisant attention à être cohérent avec l'univers créé.

Ensuite, c'est l'étape ultra célèbre de la "planchisation", connue également sous le nom de "découpage par planches". Je reprends la trame développée, et j'imagine dans mon cortex musclé comment je peux découper tout ça en format BD : des vignettes me viennent à l'esprit, mais c'est quand même du grosso modo. Ca me permet de voir si l'histoire tient sur les 46 planches réglementaires, et je vois également s'il y a des lacunes, un manque de profondeur (de l'histoire, des psychologies, etc). Quelques dialogues voient le jour, également. A ce stade là, même si je n'ai pas encore tous les détails, je sais parfaitement ce que je veux raconter et comment. Où je vais, en somme.

Enfin, vient la phase finale du storyboard. C'est là où les dialogues sont finalisés (même si je connais déjà la psychologie de mes personnages, comment ils vont réagir, etc). Je vois également si mon découpage au jugé est bien adapté à la BD. Bon, je ne peux pas en dire beaucoup plus, vu que je viens juste de commencer cette étape. Mais j'ai déjà dû rajouter une planche par rapport à celles prévues pour la Castro.

Voilà, vous savez tout maintenant ! Mais j'attends toujours vos commentaires, crevintjdiuuuu !

Je ne sais pas quel projet je vais travailler à présent... 

 

25.05.2007

2nde étape over !

Voilà, pour chacun des quatre scénarios développés, j'ai fini de faire le découpage planche par planche. Il ne reste plus qu'à faire les storyboard, avec les dialogues. Le plus dur et le plus long, quoi...

J'ai déjà commencé pour l'histoire d'Inês de Castro, ainsi que pour le manoir (mais en fait, depuis j'ai remanié le scénario, et les storyboards ne correspondent plus pour cette histoire...).

Côté dessin, il y a donc le formidable Gibral pour la Castro, et un certain Maddog s'est dit intéressé par les chemins d'Agon, j'attends de voir ses propositions. Pour le pouvoir des mots, je croise les doigts pour qu'Anne Rouvin veuille bien lui prêter ses pinceaux. Quant au manoir, je n'ai personne... Quelle tristesse !

A noter également que certains dessinateurs ne répondent pas à mes messages... Y'a de l'abus ;) !

Un doute m'étreint cependant. Dois-je m'occuper des storyboards, avant même d'avoir des retours sérieux, ou bien dois-je développer d'autres scénarios de la même manière que ceux déjà présents ? Mmmh, peut-être storyboarder entre 5 et dix planches de chaque, histoire de montrer une palette de mon merveilleux talent (woaw, l'auto-satisfaction...), et créer d'autres scénarios. Ca pourrait être un bon compromis...

Parce que j'ai d'autres histoires à raconter ! Un survol de ce début de XXIème siècle, par exemple, ou encore l'histoire de trois enfants arrivés dans une ville bien étrange, dirigée également par des enfants... Bizarre... Ou encore cette fameuse histoire des gentilshommes de France, pendant des Gentlemen extraordinaires d'Alan Moore (mais mon appel à collaboration est resté dans le vide...).

En tous les cas, j'attends vos commentaires, vos réactions, hop hop !