25.05.2007
2nde étape over !
Voilà, pour chacun des quatre scénarios développés, j'ai fini de faire le découpage planche par planche. Il ne reste plus qu'à faire les storyboard, avec les dialogues. Le plus dur et le plus long, quoi...
J'ai déjà commencé pour l'histoire d'Inês de Castro, ainsi que pour le manoir (mais en fait, depuis j'ai remanié le scénario, et les storyboards ne correspondent plus pour cette histoire...).
Côté dessin, il y a donc le formidable Gibral pour la Castro, et un certain Maddog s'est dit intéressé par les chemins d'Agon, j'attends de voir ses propositions. Pour le pouvoir des mots, je croise les doigts pour qu'Anne Rouvin veuille bien lui prêter ses pinceaux. Quant au manoir, je n'ai personne... Quelle tristesse !
A noter également que certains dessinateurs ne répondent pas à mes messages... Y'a de l'abus ;) !
Un doute m'étreint cependant. Dois-je m'occuper des storyboards, avant même d'avoir des retours sérieux, ou bien dois-je développer d'autres scénarios de la même manière que ceux déjà présents ? Mmmh, peut-être storyboarder entre 5 et dix planches de chaque, histoire de montrer une palette de mon merveilleux talent (woaw, l'auto-satisfaction...), et créer d'autres scénarios. Ca pourrait être un bon compromis...
Parce que j'ai d'autres histoires à raconter ! Un survol de ce début de XXIème siècle, par exemple, ou encore l'histoire de trois enfants arrivés dans une ville bien étrange, dirigée également par des enfants... Bizarre... Ou encore cette fameuse histoire des gentilshommes de France, pendant des Gentlemen extraordinaires d'Alan Moore (mais mon appel à collaboration est resté dans le vide...).
En tous les cas, j'attends vos commentaires, vos réactions, hop hop !
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Découpage des terres du Baron de Lore
Voici le découpage du dernier tome des Chemins d'Agon. Ah, arriver au bout du chemin...
Sur les terres du Baron de Lore
P1 : Agon dans son temple, il s’éloigne de son trône. Il explique qu’il s’était dirigé vers l’Ile des Doges, où se trouvait le Kal’isz. La confrérie avait abandonné toute velléité de poursuite, suite au meurtre des guerriers dyslaliques. Il était alors plus seul que n’importe qui au monde.
P2 : On retrouve Agon sur un ponton, au bord de la mer, regardant au loin une zone lumineuse (il fait nuit et il pleut). Il part, en longeant un cimetière. Puis il entre dans un bar.
P3 : Il s’assoit au comptoir et commande un verre. Puis il demande au patron s’il sait comment se rendre sur l’île. On ne peut pas. Vous n’avez pas vu le cimetière près d’ici ? Y’a pas la moitié des tombes qui sont pleines, d’ailleurs maintenant on ne met plus que des stèles, ou rien du tout… Le nombre de fous qui se sont perdus en mer en essayant de l’atteindre, cette fichue île… Elle est maudite, j’vous l’dis. Elle est apparue mystérieusement avec le retour de la magie sur terre. Depuis, elle est toujours entourée de tourbillons, de cyclones et d’orages violent. Et bien sûr, aucune technologie ne fonctionne, par là-bas. Comptez pas y aller en avion : en bâteau ou à la nage, c’est vous qui voyez !
P4 : Et personne n’a jamais pu y aller, alors ? – Je connais qu’une seule personne qui a réussi à s’en approcher et à revenir vivant. C’est Ibn Madjid. – Et où peut-on le trouver, cet Ibn Madjid ? – Aucune idée, mon gars. Agon finit son verre, non sans avoir été repéré par un client. Il sort du bar.
P5 : Le client l’interpelle. Il peut le conduire jusqu’à Ibn Madjid, mais il va falloir payer. Agon fait comprendre énergiquement à l’inconnu qu’il n’a pas de temps à perdre avec ce genre de mesquinerie. Il lui dit où se trouve Ibn Madjid, ou bien il le tue. L’homme obtempère, non sans quelques jurons une fois Agon parti.
P6 : In Madjid habite sur la plage, dans une petite cabane, rudimentaire, mais néanmoins bien défendue (les activités de contrebande du marin font quelques envieux). Agon lui dit qu’il n’a rien à craindre. Il veut juste se rendre sur l’Iles des Doges.
P7 : Ibn Madjid éclate de rire. Personne ne peut, ni même ne voudrait y aller. « Pourtant on dit que tu t’en es rapproché, et que tu es revenu. - C’est vrai. Mais je n’y ai jamais accosté, c’est trop dangereux. Et puis l’île à l’air déserte. - Je me fiche qu’elle ait l’air déserte, je veux y aller, c’est tout ». Nouvel éclat de rire de Ibn Madjid : « tu me plais, étranger, tu es aussi fou que moi ! »
P8 : Ils échangent encore quelques propos sur la folie des marins, puis Ibn demande quand il veut partir. Le plus tôt possible. La nuit est belle pour une traversée, non ? Oui ! La tempête, rien de tel pour mourir en beauté ! Allons-y mon ami !
P9 : Le deux hommes affrontent les éléments déchaînés, puis arrivent en vue de l’île.
P10 : pleine page montrant l’Ile des Doges dans toute sa fureur.
P11 : Ils réussissent à accoster. Ibn n’aurait pas cru cela possible. Agon débarque. Ibn s’en va. On ne sait pas s’il s’en sort ou pas (son navire n’est plus visible après le passage d’une immense vague).
P12 : Agon commence à marcher sur l’île. Elle semble effectivement déserte, surtout à cause d’une brume épaisse qui la recouvre. Puis un immense portail en fer forgé se dresse devant lui.
P13 : Aucun mur ne s’y rattache. Rien devant, rien derrière. Puis Agon pousse l’un des deux battants, et rentre dans une lumière blanche aveuglante.
P14 : Il se retrouve alors dans un monde étrange, surréaliste, où la perspective n’est plus respectée. Un être ovoïde, perché sur un muret, l’accueille, et lui dit dans un langage alambiquée qu’il est en retard. « En retard ? - Oui, en retard, vous ne regardez jamais l’heure ? » L’être lui désigne une immense horloge qui ne se trouvait pas là quelque seconde plus tôt.
P15 : « Le temps qui passe et détruit tout, il faut toujours avoir une montre sur soi, voyons ! Comment savoir l’heure de sa mort sinon ? » Le discours de l’inconnu irrite Agon, qui lui répond que du temps il n’en a pas à perdre avec ces sornettes. « Sornettes ? Bien, soit, je ne parlerais plus, donc, et ne vous dirai pas que le Baron vous attend. - Le Baron ? » L’inconnu saute de son muret : « eh bien oui, le Baron ! Vous êtes en retard, et il s’impatiente ! - Un baron sur cette île ? Mais oui, le Baron de Lore ! Vous ne savez donc rien de rien ? »
P16 : « Et où se trouve-t-il, votre baron ? - Oh ça, je n’en sais rien. Plus loin, je suppose, sinon il serait ici. Il faut demander au chat. - Au chat… - Oui, au chat, les chats savent tout, c’est bien connu, sauf de vous, il fallait s’y attendre… Continuez votre chemin, vous finirez bien par le trouver. Mais dépêchez-vous un peu, bon sang ! » Agon s’en va.
P17 : Un peu plus loin, effectivement, il rencontre un chat qui se cure les dents avec une de ses griffes. Une montre à gousset gît par terre, ainsi qu’un petit gilet rouge. Vous êtes le chat ? Silence. – Non, je suis un hamster géant. Silence. Vous avez d’autres questions stupides, mon brave ? Agon, exaspéré fait comme si une rafale d’énergie allait jaillir pour blesser le chat. Mais rien ne se produit. – Pathétique…
P18 : Alors le chat, qui était allongé à la romaine sur une branche saute par terre, et imite Agon en train d’essayer de l’attaquer : « Attention, je m’appelle Agon, j’ai des pouvoirs, tchâaaa ! Ridicule petit bonhomme, vous croyez vraiment que vos pouvoirs ont un quelconque effet ici ? – Vous connaissez mon nom ? – Petit oiseau tombé du nid, vous avez grandi trop vite… - Assez ! Agon prend alors son épée et décapite le chat. Mais le corps de celui-ci va récupérer la tête : je me demande bien ce que le Kal’isz vous trouve… Vous êtes décidemment bien grossier… »
P19 : « Maudit félin, vas-tu te taire ? L’œuf à jambe, là-bas, m’a dit que tu savais où était le Baron. Il m’attend et je suis en retard ! – En retard… Le seul retard ici, c’est celui de votre cerveau. Et c’est bien le problème. Le temps n’a aucune importance, seule compte la durée. Le temps de l’esprit, si vous préférez. Le Baron est plus proche de vous que vous ne le pensez. Je ne peux rien vous dire de plus. Adieu, ou au diable, c’est selon vos goûts… »
P20 : Le chat a disparu, Agon se retrouve seul, entre colère et incompréhension. Il s’accroupit, et commence à réfléchir à ce que lui a dit le chat. Il pense alors au Baron, puis le lien se fait dans sa tête : le baron doit sûrement être ce vieillard qu’il a vu en rêve !
P21 : « Bien, nous progressons ! Mais ton chemin est loin d’être terminé ». Agon se retourne : le baron, qui est bel et bien le vieillard, est apparu. « C’est quoi, ce délire ? Quel est cet endroit ? – Mais tu le sais, Agon, c’est l’Ile des Doges, l’écrin du Kal’isz. Que croyais-tu ? Trouver un paysage paisible, une épée à retirer d’un rocher, un coffre étincelant à ouvrir ? – Des réponses, je pensais avoir des réponses, et du pouvoir ! Au lieu de ça, des œufs et des chats me parlent du temps et de je ne sais quoi… ». Le vieillard sourit de manière nostalgique. « Oh, des réponses, tu n’en trouveras sans doute pas beaucoup, ça va dépendre de toi. Les questions en revanche, oui, seront légion. Es-tu prêt ? »
P22 : « Prêt à quoi ? » Le vieillard a disparu. « A trouver les réponses, pardi ». Livré à lui-même, Agon poursuit sa route. Il se retrouve alors dans une espèce de camp où quelques personnes s’affèrent à des tâches du quotidien. Quand ils le voient arriver, ils se lèvent et vont vers lui.
P23 : « Agon, tu nous as abandonné ! Vois ce que l’on est devenus ! » Ils ont en effet un aspect horrible de cadavres décharnés. Agon se débat, horrifié.
P24 : Puis il reprend un peu ses esprits : « vous n’avez pas besoin de moi ! vous êtes capables de vous occuper de vous ! Laissez-moi en paix, tas de cafards ! ». Il utilise son épée pour en trancher quelques-uns qui tombent en cendre, puis s’éloigne en courant car le chemin continue.
P25 : Alors qu’il continue à courir il stoppe net devant un plan d’eau. Un corps se dresse hors de l’eau, l’agrippe et l’emmène avec lui dans les profondeurs.
P26 : Agon n’arrive pas à se défaire de l’emprise du cadavre, et coule inexorablement. On reconnaît un des halls de Supratlantis, avec tous les corps flottants, noyés à cause de l’intervention d’Agon. Alors qu’il est au fond, le Baron apparaît, assis devant lui : « alors, trouves-tu les réponses que tu cherchais ? » Agon continue à se débattre, quand le chat apparaît sur son épaule, et l’être ovoïde à ses côtés.
P27 : Le chat : « Baron, il va se noyer, l’élu… Ca va faire mauvais genre… - Déjà que son père s’est noyé dans l’alcool… », rajoute l’autre. L’eau s’en va en s’écroulant. Agon est à genoux, suffocant. Il se débarrasse brutalement du corps qui l’enserrait. « Comment sais-tu ce qui est arrivé à mon père ? – Tout se sait, un jour ou l’autre. C’est moche ce qu’il a fait à ta mère, d’ailleurs. »
P28 : Le chat se met à imiter le père alcoolique et violent, qui prostituait sa femme, et la mère qui un jour a voulu arrêter, et qui pour cela s’est faite étrangler par le père. Alors Agon a frappé la tête de son père à coup de crosses de carabine. « Puis tu es parti, avec juste un dernier regard pour ta mère, snif. – Vas-tu te taire à la fin ?!? » Agon de vient fou, et s’enfuit en courant, en criant qu’il le méritait.
P29 : Alors qu’il court sur une étendue boueuse, il voit deux silhouettes au loin. En se rapprochant, il s’aperçoit que ce sont Sarah et Logan. Logan lui présente sa main coupée, Sarah son cœur arraché. « Tu nous a tué de ta main, Agon. Comment l’expliques-tu, cela ? Quelle excuse as-tu en réserve pour nous ? »
P30 : Le chat est de retour : « il n’a pas d’excuse, il n’en cherche même plus » Il prend le cœur de Sarah et saute dessus à pieds joints « voilà son excuse, le but de sa vie, écraser les autres ». Sarah « je t’aimais, tu m’as tué… Maintenant j’aime Logan, pour l’éternité » Les deux silhouette devenues cadavres imitent une embrassade, qui en devient monstrueuse.
P31 : L’être ovoïde est également de retour, avec le chat ils harcèlent Agon, à propos de sa vie passée, de ses erreurs pendant que Sarah et Logan continuent leur parade amoureuse horrifique. Agon est à genoux, il vomit, se prend la tête dans les mains.
P32 : Il commence à murmurer qu’il n’est pas coupable, répète cette même phrase plusieurs fois comme une litanie, un courant énergétique commence à tourner autour de lui. Le Baron est là lui aussi, encore une fois assis.
P33 : Puis il se relève en hurlant qu’il n’est pas coupable et l’énergie alors éclate. Les yeux plein de fureur, il brûle les cadavres de Sarah et Logan, attrape le chat qu’il pulvérise, puis se tourne vers le Baron.
P34 : « Peu importe vos questions. J’ai trouvé la seule réponse qui vaille. Je ne suis coupable de rien. Je veux le pouvoir, et je l’aurai. Et si vous vous mettez en travers de mon chemin, vous mourrez, comme tous les autres. – Mauvaise réponse, il fallait s’en douter. Je vais devoir effectivement te barrer la route. Alors tu me regarderas avec ce dernier regard que tu as adressé à ta mère. Et tu feras ce que te dicte ta conscience ». Agon décapite le Baron. L’être ovoïde qui était caché derrière s’enfuit en courant.
P35 : Agon le brûle à distance. « Fini les rêves, les hallucinations et les fantômes. Je ne suis pas venu pour ça ». Il continue le chemin, et arrive à une immense porte de pierre. Une inscription gravée dessus indique « si tu es l’élu, la porte s’ouvrira. Prends garde toutefois : si tu ne l’es pas, c’est la mort qui t’attend ». Agon appose sa main sur la porte, qui ne s’ouvre pas.
P36 : Il la fait alors exploser. Il descend alors l’escalier aux 777 marches.
P37 : Il arrive dans un long corridor, gravé de dessins représentant le chat, le Baron, l’être ovoïde et d’autres personnages étranges. Puis il pénètre dans une salle illuminée par le Kal’isz qui flotte en son milieu.
P38 : Agon s’en approche, et le prend dans ses mains. Un formidable flot d’énergie éclatante l’enveloppe alors.
P39 : page blanche. Quelques bulles seulement, où l’on peut lire que Agon est enfin arrivé au bout de son chemin, il est devenu un être total de magie, de puissance.
P40 : Le voici revenu sur le bord de mer. Il trouve le corps d’Ibn Madjid échoué. Il le porte dans sa cabane, l’allonge sur la couche.
P41 : Il appose ses mains sur le corps, qui se réveille. Regard interloqué d’Ibn Madjid : « Ainsi donc, tu es vivant, mon compagnon de folie !… Mais moi, j’étais mort… – Tu l’étais, et je t’ai ramené à la vie. Désormais, tu seras mon héraut. » Long rire d’Ibn Madjid « Soit ! Si la folie peut durer encore un peu… - Et voici ta première mission ».
P42 : Les membres de la confrérie se sont réunis, déboussolés par ce qu’ils ont ressenti récemment. Alors Ibn Madjid apparaît. Le nouveau seigneur de ce monde prévient de son arrivée imminente. Il a des comptes à régler avec vous. Certains tentent de tuer Ibn Madjid, qui n’est pas atteint par les attaques armées ou magiques. Il se contente de trancher le bras d’un des assaillants.
P43 : La panique s’installe dans l’assemblée, mais toutes les issues sont bloquées. Alors une des portes vole en éclats et Agon apparaît. Il ne dit rien. Personne n’ose bouger. Il s’installe à la tribune, dont la place est laissée par le chef de la confrérie.
P44 : « Vous avez osé vous attaquer à moi. Pour cela, je vous condamne à mort ». Les flammes s’emparent de la salle, et tous les membres brûlent. Seul Ibn Madjid est sauf.
P45 : Va, maintenant, mon haraut. Je t’appellerai parfois, quand j’aurais besoin de tes services. Ibn s’en va. Agon regarde le carnage, puis sort de la salle.
P46 : Retour dans le temple d’Agon. Il a la puissance, il dirige le monde, le façonne au gré de sa fantaisie. Il s’est construit ce temple sur l’île des Doges. Et il est terriblement seul.
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24.05.2007
Découpage de Wuthering Rocks
Voici le tome II des chemins d'Agon, série introductrice des Mondes D'alekhya, je le rappelle !
Wuthering Rocks
P1 : Un enfant à l’air triste, les yeux en l’air ; une dispute en ombres chinoises. La mère tombe à ses pieds, pleine de bleus et de sang. Elle tend le bras vers l’enfant, souriante. Le père la relève et la pousse dehors. Il regarde son fils, plein de haine. Puis il va dans une autre pièce. L’enfant reste seul, la tête baissée (de profil).
P2 : Agon de profil. Il pleut. Les 3 compagnons marchent silencieusement, Sarah et Logan derrière Agon. Ils pourraient peut-être faire une pause, personne de la confrérie ne les a attaqué depuis deux jours. Ils ont dû arrêter les poursuites. Agon, exaspéré, leur montre un bâtiment un peu plus loin, ils s’y arrêteront se reposer.
P3-P4 : Arrivés dans l’immeuble désafecté (la magie a fait beaucoup de dégâts dans la région), ils allument un feu. Ils trouvent des armes, sûrement le butin de contrebandiers qui se sont fait arrêter avant de les revendre. Ils commencent à s’équiper quand un homme arrive, ivre. Agon le menace : il explique que comme eux il s’est réfugié là le temps que le pluie cesse. Agon s’apprête à le tuer. « – Je bois à ta joyeuse damnation, hips ! ». Logan stoppe le bras d’Agon avant le meurtre. Puis il accompagne l’ivrogne plus loin et lui conseille de partir avant qu’un accident n’ait lieu.
P5 : Explication houleuse entre Logan et Agon. Sarah s’interpose. La pluie a cessé, ils peuvent repartir.
P6 : Ils arrivent en vue de Natashquan, une immense ville interlope, construite de bric et de broc après les dégâts causés par le retour de la magie. Celle-ci a eu comme affreuse conséquence de fondre certains humains avec les bâtiments. Il faut se tenir sur ses gardes. Agon et Sarah demandent la direction d’une auberge, mis on ne leur répond pas.
P7 : Agon menace un vieillard pour avoir son chemin. Ce dernier répond. Ils s’en vont. Un homme va trouver le vieillard et lui demande ce que voulaient les étrangers. Le vieillard lui répond. L’inconnu, à la mine patibulaire, suit les trois héros ; les étrangers ne vont pas commencer à faire la loi chez lui.
P8 : ils entrent dans l’auberge indiquée, l’inconnu lui reste dehors. Ils demandent deux chambres pour la nuit, et précisent qu’ils mangeront là le soir. Au moment d’entrer dans les chambres, Sarah préfère aller avec Logan, elle ne reconnaît plus Agon qui menace des vieillards désormais. Ils entrent dans leurs chambres.
P9 : A l’heure du dîner, Sarah et Logan frappe à la porte d’Agon, qui ne répond pas. Ils descendent, mais ne le voient toujours pas. Le patron leur dit qu’il est sorti un quart d’heure auparavant. Ils commencent à manger sans lui.
P10 : Agon est suivi par l’inconnu. Il erre dans les rues de Natashquan. Logan e Sarah mangent en silence.
P11 : Agon arrive dans un cul de sac, acculé par l’inconnu et une bande d’individus tout aussi louches. Sarah et Logan remontent dans leur chambre.
P12 : Agon utilise les armes récupérés dans l’immeuble désafecté. La bataille fait rage. Sarah regarde Logan les larmes aux yeux.
P13 : La bataille continue, jusqu’à ce qu’il ne reste que le chef de la bande. Sarah tombe dans les bras de Logan.
P14 : Agon parle avec l’inconnu. Sarah est couchée sur le côté gauche. Agon s’apprête à tuer son adversaire. Sarah se retourne de l’autre côté. On voit l’ombre d’Agon tranchant la tête de son ennemi. Sarah se retourne une nouvelle fois.
P15 : On assiste à la 1ère rencontre de Sarah et Agon. Il l’a sauvée d’une bande de dégénérés. Mais une fois ceux-ci enfuis, Agon se retourne et montre un visage grimaçant et monstrueux, en menaçant sarah. Alors elle se réveille en sursaut.
P16 : Les trois voyageurs doivent traverser la ville, pour atteindre la région de Karadath. La traversée est éprouvante, avec les scènes d’horreur de murs humains devant tuer les passants insouciants pour se nourrir et survivre. Mais personne n’inquiète les trois étrangers. En revanche, un membre de la confrérie les aperçoit.
P17 : Ils arrivent à la sortie de la ville à la tombée de la nuit. Ils allument un feu, discutent un peu au sujet de la confrérie qui ne les poursuit plus, et s’endorment.
P18 : Ils continuent leur chemin le lendemain, la pluie est de nouveau au rendez-vous, même si les arbres les protègent un peu. Logan se souvient de sa rencontre avec Agon, un jour de pluie également, où ils se sont bagarrés pour une broutille, pour finalement éclater de rire et aller boire un verre ensemble.
P19 : « N’allez pas plus loin ! » Un homme seul les interpelle. C’est un membre de la confrérie, de ceux qui veulent laisser le Kal’isz à l’abri. La puissance de l’artéfact ne doit pas être utilisé par quiconque, humain ou non. Sa puissance est trop grande, elle dévorerait n’importe quel esprit qui voudrait s’en emparer. « Et si je te disais que c’est le Kal’isz lui-même qui m’appelle, qui réclame ma présence auprès de lui ? » demande Agon. Regard interloqué de l’inconnu, de Sarah et Logan.
P20 : L’inconnu refuse de croire Agon. Il le met en garde une nouvelle fois. Car le testament de Mogar est protégé férocement. Personne n’a pu s’en approcher jusqu’à présent. Et il ne peut de toute manière les laisser passer. Un halo lumineux dès lors l’entoure. Il est [nom de magicien], grand prêtre de la confrérie, et devra les tuer s’ils ne font pas demi-tour.
P21 : Les armes sont sans effets sur X. Agon se concentre alors et réussit à dégager également de l’énergie.
P22 : S’engage alors un combat terrifiant entre les deux magiciens
P23 : C’est finalement Agon qui emporte le duel, terrassant X qui se rend compte que Agon est bel et bien un élu du Kal’isz, seule explication à l’apparition si soudaine d’une telle puissance. « Tu comprends enfin ce que je suis. Mais il est trop tard pour toi. Mais en cadeau d’adieu, je vais te faire sentir ce que je ressens ». Il lui pose la main sur son front. L’homme meurt, les yeux plein de terreur.
P24 : Les trois voyageurs continuent leur route, et arrivent à la lisière de la forêt, face à un paysage de plateaux montagneux : Wuthering Rocks.
P25 : Pour la dernière fois avant d’arriver au but, ils vont devoir camper. Comment trouver la bibliothèque dans ce labyrinthe de roches ? Le kal’isz l’appelle, le guide. Tous s’endorment.
P26 : L’Ancien visite Agon dans son rêve. Alors, tu touches au but ? – Que me veux-tu à la fin ? – Juste discuter un peu, de toi, de ta quête… de tes amis…
P27 : Ensemble ils vont se promener dans les rêves de Sarah (scène d’amour)
P28 : Puis ils vont dans le rêve de Logan, plus sombre. Il y affronte un monstre aux vagues airs d’Agon. Or c’est ce dernier qui prend l’avantage.
P29 : Ils reviennent dans le rêve de Sarah : elle est morte, baignant dans son sang, sang qui tâche les mains d’Agon. Alors, va-t-il sacrifier ses amis aux appels du Kal’isz ?
P30 : Réveil maussade pour nos trois amis. Ils se mettent néanmoins en route, et la pluie est encore du voyage. Des ombres passent.
P31 : Après de longues heures de marche entre les ravins, ils se retrouvent devant une porte immense sculptée à même la roche. C’est l’entrée de la bibliothèque recherchée. Agon sent qqch derrière lui.
P32 : Trois guerriers font face au groupe. Ils ne disent rien. « Enfin ! » s’exclame Agon. Les guerriers dyslaliques. Je pensais que vous tenteriez de nous arrêter plus tôt. Logan demande des renseignements. Agon lui répond : ce sont les guerriers qui protègent le Testament de Mogar. De farouches guerriers qui ont fait vœux de silence. Tu ferais mieux de t’armer.
P33 : Logan suit le conseil et tire sur les guerriers qui font preuve d’une célérité remarquable. Agon tente alors sa chance, sans plus de succès.
P34 : Alors deux des guerriers s’emparent l’un de Logan, l’autre de Sarah. Le troisième fixe Agon du regard.
P35 : Ce dernier semble hésiter quant à l’attitude à avoir. Le guerrier lance un parchemin à ses pieds. Il est écrit que si Agon s’en va, ses amis pourront vivre. Sinon, ils mourront, et lui les suivra. Agon relève la tête.
P36 : Il sourit. Il prend son arme, et tue Sarah et Logan lui-même. Cette fois-ci, ce sont les guerriers qui ne savent quoi faire. Il laisse alors éclater son énergie. C’est à son tour de s’amuser.
P37 : Il fond sur les guerriers, et en tue deux.
P38 : Quant au 3ème, il va faire en sorte d’entendre, pour la première et la dernière fois, sa voix.
P39 : La route est dégagée. Il peut alors rentrer dans la bibliothèque. Il s’agit d’une immense bibliothèque sculptée dans la pierre. Elle accueille d’innombrables volumes. Comment trouver le Testament de Mogar ?
P40 : Il commence à inspecter quelques volumes. Il trouve dans l’un deux une description d’un vieillard, appelé l’Ancien, qui ressemble étrangement à l’homme qui hante ses rêves.
P41 : Impatient, il fait appel à ses pouvoirs, qui font voler tous les livres et détruisent les étagères. Il se concentre alors sur le kal’isz.
P42 : A ce moment un mur se met à briller d’une lueur étrange. Des espèces de runes apparaissent dans la roche. Agon s’en approche.
P43 : Etrangement, il comprend leur signification. Il les lit, faisant ainsi apparaître un pupitre sur lequel est posé un volume ancien.
P44 : C’est le Testament de Mogar, puissant magicien des anciens temps. Il était détenteur du pouvoir du Kal’isz, et ne le donnerait qu’à son descendant spirituel. Une carte du monde indique l’endroit où repose le Kal’isz.
P45 : Le même enfant qu’au départ. Ses deux parents sont allongés inertes sur le sol. Il prend quelques jouets, regarde en arrière, puis s’en va.
P46 : Agon s’éloigne de la bibliothèque. Il laisse derrière lui les cadavres de son ami et de son amante. Il ne se retourne pas, marchant droit vers son destin.
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