31.10.2008
Enfin !
Depuis le temps que je dvais le faire... J'ai enfin terminé la version "roman" du pouvoir des mots. Roman, c'est vite dit, plutôt nouvelle. Il faudrait voir le nombre de caractères présents par page dans les livres jeunesse pour savoir si mes 34 pages word atteignent les 100... Ca m'étonnerait quand même beaucoup. Bref.
ce n'est certainement pas l'écrit du siècle, mais je suis déjà content de l'avoir fait. Maintenant, il faudra travailler sur l'adaptation en graphic novel avec Sachan. Elle a déjà travaillé sur quelques planches supplémentaires, que peut-être je vous montrerai en partie si vous êtes sage.
En attendant, les courageux peuvent lire l'histoire complète en cliquant sur le petit livre ci-dessous. J'ai en effet poster la chose sur calaméo, qui donne une lecture sympa. Pour ceux qui n'aiment pas, vous pourrez toujours télécharger une version word. Bonne lecture !
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26.04.2008
Jean, Margot et Georges se mettent en route
ALors voici à quoi ressemble les trois protagonistes de cette charmante histoire !
Voici l'aîné, Jean 
Et les deux jumeaux, Margot et Georges 

Et voici ce que peut donner une planche complète dans les doigts de fée de Miss Sachan (n'oubliez d'aller voir son portfolio, dans les liens !)
Ils allaient pouvoir flâner à leur guise, et s’adonner à leur activité favorite : recréer le monde tel qu'ils auraient voulu le découvrir. La rivière s'appelait désormais Maëlis, les bleuets, des Dames-d'azur...
Et chaque hiver, une feuille, une seule, tenait bon pour raconter l'origine du monde aux jeunes pousses du printemps, avant de finalement tomber nourrir l'arbre qui l'avait fait naître.
Leurs ballades ainsi pouvaient mener les trois enfants jusqu'à la tombée de la nuit.
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16.11.2007
Le pouvoir des mots, graphic novel ?
Alors que j'étais parti sur un format bd, le dessinatrice que j'ai rencontrée m'a dit être plus illustratrice que dessinatrice BD. D'où une réécriture romancée, afin de déboucher sur un graphic novel (on ne sait pas trop ce que c'est, les avis divergent, mais grosso modo c'est un roman illustré où texte et images auront plus d'interactivité que dans la normale).
Je vous propose donc ici le début. Les commentaires sont bienvenus !
[EDIT] 31/12/07 version augmentée 13 pages
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02.05.2007
cosmogonie
Cosmogonie, c'est peut-être un bien grand mot. Mais j'ai voulu raconter le tout début. Ca pourrait faire l'objet d'un autre tome. Mais il faut que je trouve la suite, et que je mêle le tout pour construire une histoire intéressante. En attendant, voici le récit des origines :
Au début était la nuit. Seule un coquillage était là, ombre parmi les ombres, au milieu de nulle part. Quand soudain elle explosa, libérant et projetant tout autour d’elle ces êtres gigantesques et fantastiques, les titans. Chacun alors s’occupa à créer étoiles et planètes.
L’un d’eux, Uma, en eut un jour assez d’errer dans les immensités de l’espace. Il s’installa dans un recoin encore sombre de l’Univers : là, il arracha ce cœur qui brûlait de vie en lui, et celui-ci illumina la nuit ; puis il prit sa chair, et modela une sphère imparfaite ; avec ses os, il fit des montagnes, des pics et des collines ; avec ses cheveux, il couvrit une bonne surface de la sphère de végétation ; avec son sang, il irrigua cette planète, que dans un dernier souffle de vie il nomma « Terra ».
De ce dernier souffle qui s’échappa du corps titanesque, naquit Fuun, l’Esprit du vent. Ce dernier parcourut alors Terra en tous sens. Alors qu’il passa au-dessus d’un vaste océan, il réveilla Nami, l’Esprit des vagues. En volant au-dessus du continent, c’est Suna, l’Esprit du sable, qu’il sortit de sa torpeur. Enfin, sa brise soufflant dans les branches des arbres éveilla Shizen, l’Esprit du bois.
Ces quatre esprits furent donc les premières créatures à fouler le sol de Terra. Ils étaient le prolongement d’Uma, qui ne pouvait mourir. Ensemble, ils créèrent les animaux : les insectes d’abord, puis les reptiles, les poissons, les mammifères terrestres puis les oiseaux. Enfin, Suna éleva deux blocs de terre, qu’il sculpta à son image grâce à l’eau de Nami. Shizen leur donna la capacité de se reproduire, et Fuun insuffla la vie en eux. L’Homme et la Femme étaient nés.
Seulement tout cela ne fut possible que grâce à la lumière du Soleil, cœur d’Uma. Or celui-ci avit vu la naissance de Hakka, l’Esprit du feu, qui jalousait ses quatre frères de créer ainsi la vie, sans même le remercier, lui, lumière de tout. Hakka descendit alors sur Terra.
Il brutalisa ses frères, qui ne voulaient pas entrer en conflit direct avec lui. Voyant qu’il ne pouvait pas s’imposer, Hakka décida alors de s’en prendre aux créations des quatre Esprits, et notamment à leur plus belle réussite, l’Homme. Il insuffla alors à l’intérieur des deux corps le feu qui brûlait en lui. Ainsi fut subverti l’esprit de l’Homme.
Les quatre Esprits néanmoins considérèrent que Hakka était lui aussi une partie d’Uma, et qu’à ce titre ils n’avaient pas à s’interposer. Ils continuèrent donc à œuvrer pour le bien de leurs créatures. Ainsi, ils créèrent ce qui manquait à l’Homme pour se développer seul, la parole.
Ils allaient lui enseigner le langage quand Hakka, ne pouvant plus contrôler sa colère, menaça de tout détruire. Le premier à lui résister fut Shizen ; mais, dernier des fils d’Uma, il était le plus faible. Le feu brûla le bois. Les trois autres Esprits se liguèrent alors contre Hakka : Suna l’emprisonna dans une prison de sable formée par son propre corps ; pour que les murs de cette prison ne s’émiettent pas, Nami se mélangea à lui, formant de la sorte un mur humide que le feu de Hakka ne pourrait détruire ; enfin, Fuun se mêla à ses deux frères, pour durcir le mur à l’extérieur afin qu’il ne tombe pas. Hakka finit par s’éteindre à l’intérieur de sa prison.
Il ne resta alors des cinq esprits qu’un étrange monolithe, sur lequel Fuun avait pris soin de sculpter, avec les cendres de Shizen et avant de disparaître, les bases du langage que lui et ses frères voulaient enseigner aux hommes.
Ceux-ci trouvèrent le monolithe après la bataille. Deux hommes et une femme le touchèrent les premiers. Ils furent les Primordiaux, porteurs de l’esprit d’Uma. Ils enseignèrent la parole et la vie des Esprits aux autres hommes. Un quatrième homme toucha le monolithe. Et il vit le symbole de feu de Hakka. Le mot interdit. Dans un premier temps, toutefois, il aida les autres Primordiaux dans leur tâche.
Un temple fut construit pour eux, le Temple du Premier Mot. Là, ils enseignèrent aux hommes, aidés de quelques disciples. Le premier homme à avoir touché le monolithe reçut le souffle de Fuun, et ses mots faisaient s’envoler les hommes vers les yeux d’Uma. La première femme, elle, savait les bercer par les histoires que lui contaient les vagues, attirées par la beauté de Nami. Le deuxième homme savait quant à lui observer, comprendre et expliquer le monde comme personne, comme s’il égrenait le sable laissé par Suna. L’esprit de Shizen s’était dilué dans les mots eux-mêmes. Quant au quatrième Primordial, le feu de la passion coulait dans ses veines, et il savait pénétrer au fond des mots.
Seulement la colère d’Hakka se fit de plus en plus sentir. Le 4ème commença dès lors à inventer les mots de la discorde, et sema le trouble parmi les hommes, les montant les uns contre les autres. Les autres Primordiaux ne comprenaient pas ce qui se passait, et essayaient tant bien que mal de restaurer le calme.
Alors le 4ème donna à chaque groupe formé par les hommes en colère des mots qu’il leur présentait comme étant plus beaux que ceux utilisés par les autres. Ainsi chaque groupe finit par avoir son propre langage, et par vouloir l’imposer aux autres. Encore une fois, les trois autres Primordiaux essayèrent de résoudre les conflits naissants. Ils ne purent qu’en partie y réussir, mais comprirent le rôle du 4ème dans l’histoire.
Ils lui livrèrent donc bataille, une terrible bataille, qu’ils ne remportèrent qu’en faisant appel à tout leur pouvoir, et grâce à leurs disciples. Le 4ème fut changé en statut. Il avait néanmoins pris soin de laisser un parchemin avec le mot interdit. Le temple fut détruit, la statut ensevelie par les sables du temps, les disciples éparpillés, les hommes livrés à eux-mêmes.
Toutefois, il est dit que deux hommes et une femmes veilleront à la bonne utilisation des mots par les hommes. Ils seront les Trois Sages de Byblos, épaulés par la Confrérie des Fils de Byblos. Lorsque l’Esprit d’Hakka reviendra, alors trois jeunes gens apparaîtront, ce seront les Trois Dignes Fils de Byblos.
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27.04.2007
Découpage du pouvoir des mots
P1 : Jean, Margot et Georges, deux frères et une sœur, sortent de l’école. Les vacances d’été commencent. Ils vont se balader dans les champs alentours. Ils vont s’allonger dans l’herbe, près de la rivière. Ils rêvassent, se racontent des histoires.
P2 : Il se fait tard, ils décident de rentrer chez eux. Ils continuent d’inventer des histoires, des mots nouveaux pour nommer ce qu’ils ne connaissent pas, les lieux qu’ils apprécient.
P3 : Cette fantaisie est durement réprimandée par leurs parents. Agriculteurs, ceux-ci ne disent pas grand chose : à table ils disent bien « passe-moi le sel », mais tout cela reste décidément sans saveur.
P4 : Les enfants vont se coucher après le repas, et recommence dans leur lit à se raconter des histoires extraordinaires.
P5 : Le lendemain, ils vont voir leur ami Mr Dubois, le bibliothécaire. Ils passent souvent de longues heures avec lui, dévorant toutes sortes de livres et en discutant tous ensemble.
P6 : Le soir du deuxième jour des vacances, un Raconteur est sur la place du village, et commence à raconter aux enfants et quelques adultes rassemblés autour de lui l’histoire du Nuage de Brume.
P7-P8 : Au commencement, il y eut le verbe. Toutes les créatures vivant sur Terre le cultivaient, jouaient avec, le tordaient même parfois mais toujours le respectaient. Mais le verbe fut détourné par un esprit malin. Celui-ci voulut soumettre tous les mots à sa volonté, pour en tirer tout le pouvoir possible. Alors trois esprits se levèrent, et par les mots purs éblouirent tellement l’esprit malin qu’il dut se cacher dans un nuage de brume pour pouvoir s’échapper. On n’a plus jamais revu l’esprit malin, mais le Nuage de Brume continue toujours à hanter les cauchemars des hommes, et à instiller la haine, le mépris et l’intolérance dans les esprits faibles qu’il aspire. Un jour sans doute, les trois esprits de lumière le trouveront et l’affronteront une nouvelle et dernière fois.
P9 : Une fois l’histoire terminée, les enfants s’en vont, le Raconteur reste seul, mange un maigre repas, éteint le feu.
P10 : Alors une ombre menaçante s’approche, écrit sur un parchemin « J’égorge » : le parchemin se transforme alors en une immense hache que le personnage empoigne pour trancher la gorge du Raconteur, qui s’est retourné mais trop tard pour esquiver le coup. Puis la hache redevient papier.
P11 : Le lendemain, le gendarme trouve le corps et le papier. Il y a bien sûr un attroupement. Mr Dubois y est. Il regarde le corps et le papier, puis s’en va, l’air apeuré.
P12 : Apprenant la nouvelle à leur réveil, les trois enfants vont voir Mr Dubois à la bibliothèque. Ils l’y trouvent bien préoccupé : est-ce à cause du meurtre ? Oui, il est allé sur les lieux du crime, et y a vu le parchemin inscrit de ce mot terrible, « J’égorge ». Les enfants ne comprennent pas.
P13 : Il leur explique alors que les gens ne s’en rendent pas compte, mais les mots sont précieux. Les enfants acquiescent : leurs parents sont pauvres de mots, ils ne parlent quasiment plus, ou alors pour dire des choses sans intérêt. Mr Dubois prend la défense des parents des trois enfants : ce sont des gens humbles qui font ce qu’ils peuvent pour le bien de leurs enfants ; ils mènent une vie dure et pénible, et ils ont fini par oublier la poésie du monde ; mais plus jeunes, ils venaient souvent, eux aussi, à la bibliothèque.
P14 : Mr Dubois continue son explication : les gens n’ont pas conscience de l’importance et du pouvoir des mots, aussi certaines personnes font leur possible pour garder les mots existant, tous les mots, vivants, et pour accueillir les nouvelles créations. Le bibliothécaire en profite d’ailleurs pour remercier les trois frères pour tous les beaux mots qu’ils ont inventés. Les enfants sont de plus en plus interloqués.
P15 : Le bibliothécaire poursuit : ces personnes luttent également pour éviter que l’on fasse un mauvais usage des mots qui peuvent aussi s’avérer dangereux. Mr Dubois fait parti de ces personnes. Or il se trouve qu’un des Fils de Byblos, car tel est le nom de la confrérie regroupant ces gardiens des mots, le Comte Malcolm de Labrume, avait compris le pouvoir qu’il pouvait tirer des mots.
P16 : (on passe alternativement du discours de Mr Dubois à la lutte entre Malcolm et les Fils de Byblos) Son amour pour eux s’était petit à petit transformé en désir de les plier à sa volonté. Il est alors devenu maléfique, et la Confrérie a dû le neutraliser. Cela s’est passé il y a bien longtemps. Mais le parchemin sur la scène du crime, ça ne pouvait être que lui.
P17 : Il avait dû prendre ses précautions avant d’être enfermé dans un parchemin scellé par les sages des Fils de Byblos, en laissant derrière lui un parchemin maléfique. Quelqu’un l’aura trouvé, sera tombé en son pouvoir et l’aura libéré. Le Comte Malcolm, maître des mots interdits, est donc de retour, et la Confrérie n’est plus composée que de vieux hommes, car plus personne ne veux prendre la relève depuis de nombreuses années.
P18 : Malcolm, lui, a le secret de la jeunesse. Et il est apparemment décidé à éliminer les membres de la Confrérie qui l’a emprisonné, les uns après le autres. Le Raconteur était un Fils de Byblos. Les enfants veulent aider leur ami bibliothécaire. Celui-ci reste sceptique, car pour vaincre Malcolm ils devront aller voir le Poète du Haut de la Colline, à la Bibliothèque des Cigales. S’il y a quelqu’un qui peut stopper sa folie meurtrière, c’est bien lui.
P19 : Mais c’est un long voyage, et le Comte tentera certainement de les en empêcher. Les enfants insistent, et ma foi, il n’y a pas d’autres solutions dans l’immédiat. Mr. Dubois accepte donc leur aide.
P20 : Il appose sa main sur le front des trois enfants, en prononçant une formule incompréhensible : ils sont désormais Fils de Byblos, ce qui leur confère le pouvoir des mots. Un bien faible pouvoir comparé à celui de Malcolm. La Bibliothèque des Cigales se trouve au sud du village, à bien des lieues de là. La route sera longue, les enfants feraient mieux d’aller dormir. Les enfants rentrent chez eux. Le bibliothécaire reste seul, l’air triste et apeuré.
P21 : Au milieu de la nuit, les trois frères décident de partir tout de suite, car de jour, fuguer sera plus difficile. Et puis plus tôt ils partiront, plus tôt ils pourront stopper le Comte Malcolm. Mais comment sortir sans réveiller les parents ? Ils ont le pouvoir des mots !
P22 : Georges pense alors très fort à une corde pendant à la fenêtre de leur chambre tout en répétant à haute voix « une corde par la fenêtre » plusieurs fois : une corde apparaît alors ; il semble facile aux enfants d’utiliser ces nouveaux pouvoirs, et ils descendent par leur fenêtre grâce à la corde.
P23 : Malcolm quant à lui a senti la présence de nouveaux Fils de Byblos au village, et se trouve nez à nez avec eux sur la place.
P24 : Les enfants tentent d’utiliser de nouveau leur pouvoir, mais ça ne marche pas. Il n’est finalement pas si facile de les employer ! Malcolm s’apprête à les tuer quand Mr Dubois intervient.
P25 : S’ensuit une terrible bataille de mots. Le bibliothécaire finit par succomber, en réussissant toutefois à faire disparaître Malcolm.
P26 : Dans ses derniers instants de vie, il confie à Georges son stylo plume, ainsi que quelques morceaux de parchemin vierge. Comment les utiliser ? demande Georges. Fais ce que voudra sera la seule règle, répond le bibliothécaire avant de mourir.
P27 : Les enfants s’en vont, Georges se demande bien ce qu’à voulu dire Mr Dubois. Sur le chemin, ils discutent de leurs nouveaux pouvoirs. Pourquoi n’ont-ils pas pu faire face à Malcolm ? Une voix retentit alors : parce que vous ne pensiez pas ce que vous disiez !
P28 : Ils découvrent alors l’Ermite, qui pêche tranquillement dans la rivière qui longe le chemin. Ils s’approchent et commencent à discuter avec lui. Dire tout ce qui nous passe par la tête sous l’effet de la peur, ce n’est pas utiliser le pouvoir des mots.
P29 : Chaque mot pensé et prononcé a son importance et doit être mûrement réfléchi. Car un mot prononcé avec conviction et passion est une arme redoutable. Jean surtout est impressionné par les paroles de l’Ermite. Ils doivent poursuivre leur route, et le laisse pêcher.
P30 : Il faudra sûrement s’entraîner, pensent les enfants alors qu’ils se sont arrêtés manger dormir. Jean reste éveillé plus tard que ses frères. Il regarde fixement le feu, quand soudain il prononce (après-midi d’un faune ; ses purs ongles très haut ; apparition)
P31 : Il se retrouve alors projeté dans un univers fantasmagorique durant un bref instant.
P32 : Après quelques jours de voyage, les trois enfants arrivent dans une grande ville. Sur la place centrale, un Prédicateur harangue la foule, accroché à son livre hors duquel tout est mensonge et hérésie.
P33 : Il aperçoit les enfants. Il les montrent au doigt et les insulte. Margot alors s’effondre dans les bras de Georges. Celui-ci répond alors aux accusations du Prédicateur, mais ce dernier tire de son livre des sentences qui commencent à affaiblir le garçon.
P34 : Malgré les efforts de Georges, qui tente de combattre cette croyance qui ne doute pas, Il se sent de plus en plus mal, et le Prédicateur est lancé dans une anathème terrible. Alors Jean brûle d’un vers le Livre, ce qui a pour effet de faire tomber le Prédicateur.
P35 : Sans son Livre, il n’est plus rien, les gens qui assistaient à son discours s’en vont, il n’a plus aucune influence sur personne. Jean s’occupe alors de son frère et de sa sœur, très faibles. Un Saltimbanque qui a assisté à la scène vient à sa rencontre.
P36 : Avec son aide, Jean transporte ses frères hors de la ville, dans un champ alentour. Au contact du saltimbanque, les deux enfants retrouvent vite leur force, particulièrement Margot. Le Saltimbanque commence alors à leur raconter une histoire, pendant qu’ils mangent autour d’un feu de camp.
P37 : Alors Margot se trouve projetée au sein de l’histoire, et y rencontre le Saltimbanque, qui lui dit qu’il ne faut pas douter du pouvoir de l’imagination. Où qu’elle soit, ce pouvoir l’entoure, en communion avec le monde, elle le sentira.
P38 : A la fin de l’histoire, Margot et le Saltimbanque échangent un regard complice. Puis tout le monde dort, sauf Margot, qui a les mains bien enfoncée dans l’herbe, regardant les étoiles en souriant.
P39 : Le Saltimbanque poursuit sa route, les enfants aussi. Ils ne sont plus très loin de la Bibliothèque des Cigales. Sur le chemin, ils croisent un individu bizarre qui fait de grands pas en mesurant on ne sait quoi à l’aide d’une toise. Les enfants s’approchent et lui demandent ce qu’il fait.
P40 : L’homme les regarde de haut, et commence à expliquer de manière confuse qu’il mesure l’ombre de l’arbre afin de compter le nombre de pommes. Petit à petit, la conversation s’envenime, et le Sorbonagre tente d’empêtrer les enfants dans son discours.
P41 : Georges tient bon, et tente tant bien que mal de réfuter les théories fumeuses du Sorbonagre. Puis Margot se met à inventer des théories tout aussi fumeuses, mais fantaisistes et plaisantes, à la mode cyranienne. C’est alors au tour du Sorbonagre d’être décontenancé.
P42 : Pour finir, Jean assène une sentence poétique (Mythe de Sisyphe). Le chapeau du Sorbonagre (de ceux que portent les étudiants américain lors de la remise des diplômes) fond sur son visage. Il est désormais aveugle, et tente de se laver le visage à l’eau de la rivière.
P43 : Après cet épisode déplaisant, les enfants s’arrêtent à une auberge. Dans un coin sombre, un homme les observe. Ils sont sur leur garde, sachant dorénavant qu’il faut se méfier des nouvelles rencontres.
P44 : L’homme leur demande s’ils sont d’accord avec une certaine théorie. Les enfants, toujours méfiants, répondent que non. En sont-ils sûrs ? Georges répond qu’il se méfie des certitudes, mais jusqu’à preuve du contraire, ils ne sont pas d’accord avec sa théorie.
P45 : L’homme se lève alors et vient vers eux en disant qu’ils ont bien raison. A lui aussi cette théorie semble fumeuse. Il est Philosophe. Il félicite Georges pour sa pratique du doute. Ce sont les trois enfants Fils de Byblos, n’est-ce pas ? Il est lui aussi Fils de Byblos.
P46 : Entrent alors avec fracas des guerriers de Parchemin, envoyés par Malcolm. Le Philosophe est un redoutable combattant aux mots vifs et acérés. Les enfants ne sont pas en reste.
P47 : Georges surtout est impressionné par le Philosophe. Comment fait-il pour ciselé ses mots ainsi ? Le doute et la curiosité, l’émerveillement face au monde forgent une pensée claire, procure une force aux mots. Georges a déjà le stylo de Mr Dubois. Le Philosophe lui donne alors son carnet de pensées. Qu’il en fasse bon usage.
P48 : Les enfants, bousculés par cette altercation inattendue, décident de presser le pas. Ils ne sont d’ailleurs plus très loin de la Bibliothèque. D’ici la fin de la journée, ils seront arrivé à un petit village, et la Colline se trouve pas très loin derrière. Ils arrivent au village la nuit tombée.
P49 : Le chef du village, Mr Verme, les accueille chaleureusement et leur propose de venir se reposer chez lui. Sa femme est excellente cuisinière ! Les enfants acceptent avec joie, fourbus qu’ils sont par leur voyage.
P50 : Tous mangent et discutent gaiement, jusqu’à ce que les enfants disent qu’ils vont à la Bibliothèque des Cigales. Alors Mr Verme prend une minde sérieuse, et leur conseille d’aller se reposer, car le voyage a dû être long et pénible.
P51 : Pendant que les enfants s’endorment, Mr Verme sort de chez lui, et retrouve Malcolm. Il dit au sombre seigneur des mots interdits qu’il indiquera un faux raccourci aux enfants.
P52 : Il s’exécute le lendemain, et les enfants ne se doutent de rien. Après une heure de marche, ils se retrouvent dans un cul-de-sac, et Malcolm apparaît alors. Il leur explique la fourberie de Mr Verme, qui a un don pour tromper les gens par des morts doux et réconfortants. Il leur promet une mort rapide.
P53 : Les enfants esquivent toutes les attaquent de Malcolm, puis grâce à leurs nouveaux talents le mettent en péril à son tour, assez pour réussir à s’échapper.
P54 : Ils parviennent alors à atteindre la Bibliothèque des Cigales, qui ressemble à un grand moulin à vent. Malcolm reprend se sesprits et convoque toute une armée de parchemins.
P55 : Hélas, le Poète du Haut de la Colline est mort. Ils lisent dans ses mémoires que la puissance défaillante des mots n’était plus assez forte pour le maintenir en vie. Et il n’a pas voulu toucher aux Flacons de poésie, qui auraient pu lui donner la vie éternelle. Car les Fils de Byblos, contrairement à Malcolm, n’imposent pas leur volonté aux mots. Il s’est contenté de garder les Flacons à l’abris, recueillant toujours plus de poésie en sa bibliothèque : tel était son rôle.
P56 : Se voyant encerclés, les enfants de demandent que faire. Jean décide alors de déboucher les Flacons de poésie. Puisque les maux veulent être plus forts que les mots, et même si déboucher les Flacons peut se révéler dangereux selon les écrits du Poète, les trois enfants décident de courir le risque. Ils iront jusqu’au bout.
P57 : Alors que Malcolm lance son attaque, ils débouchent un à un tous les flacons. Les parchemins de poésie libérés dégagent une puissance extraordinaire, créant une tempête qui détruit tous les guerriers de parchemin, et finissent par se coller à Malcolm, ce qui le fait exploser.
P58 : Les enfants eux sont saufs, les parchemins tournent autour d’eux, mais ne les attaquent pas, puis disparaissent dans la nature. Malcolm est défait, mais tous les flacons sont vides, il ne reste plus rien dans la Bibliothèque.
P59 : La nuit, dans leur rêve, les trois enfants se retrouvent ensemble face aux trois esprits de lumière qui ont jadis combattu l’esprit malin. Au vu de leur victoire, ils font des enfants les Dignes Fils de Byblos héros légendaires de la Confrérie qui les reconnaîtra comme chefs. Ils ont pour mission de re-poétiser le monde.
P60-P61 : Jean deviendra, plus tard, le Poète du Haut de la Colline, reprenant le travail à la Bibliothèque des Cigales. Georges s’installera à la capitale (sans la nommer, Paris, avec ses références littéraires et culturelles, aussi bien savantes que populaires) tandis que Margot choisira le bord de mer (sans la nommer, la Bretagne, avec ses contes et légendes). Tous trois travailleront à la tâche qui leur a été confiée.
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16.03.2007
Le retour de Jean en peinture !
J'avais envie de faire une BD sur la peinture, c'est-à-dire d'inclure dans une histoire de BD des paysages et des personnages de peintres célèbres (ou pas). Pas facile. Et puis je le suis dit que si Dream des immortels allait secourir calliope, je pouvais bien, moi, aller secourir Polymnie, qui fait office de muse de la peinture ! Enfin, moi, non, je ne peux pas. Mais Jean, devenu Poète du Haut de la Colline, lui, le pouvait fort bien. Une histoire à creuser, donc, puisqu'il faut trouver les références que je veux placer dans l'histoire. De plus, il serait intéressant d'en faire une série en collaboration ave les musées des Beaux-Arts de France et de Navarre : à chaque musée son aventure ! En tous les cas, voici le pitch :
Le malaise de Polymnie
Polymnie, muse de la poésie lyrique et de la peinture, pousse un cri de plainte déchirant les cerveaux des artistes. Elle souffre, et son pays, la Marche de l’Oeil Mystique, se meurt avec elle.
Jean, Le Poète du Haut de la Colline (voir le Pouvoir des mots), entend ce cri. La poésie lyrique n’a plus vraiment cours de nos jours, et il n’est pas spécialement peintre, mais son statut particulier lui permet d’entendre les muses.
Il décide de la secourir, et pour ce faire se rend en Arcadie. Là, il rencontre le Tombeau, qui rappelle que la Mort est présente partout, y compris au cœur même de la création. Près du Tombeau il rencontre Apollon. Ce dernier lui demandant ce que le Poète fait en Arcadie, Jean lui répond qu’il court sauver la muse Polymnie qui semble souffrir.
A partir de l’Arcadie, on peut atteindre les différentes Marches de la création. Jean prend le chemin de celle de l’Oeil Mystique.
Durant son périple à travers cette Marche, il se trouvera dans des paysages de peintures célèbres et rencontrera des personnages de peinture. Mais ça doit aller au-delà de la simple allusion : il faut que les paysages comme le personnages soient vus en dehors de la référence stricte à l’œuvre existante.
Jean parviendra, malgré des mauvaises rencontres, jusqu’au palais de Polymnie, qui lui avouera souffrir à cause d’Apollon, auquel elle a refusé son amour. Jean comprend alors pourquoi il a fait de mauvaises rencontres sur son chemin. Son rôle de Poète lui permet d’invoquer Apollon afin que ce dernier apparaisse sur place. Il le convainc alors de libérer Polymnie de sa souffrance, arguant que si elle meurt, toute la Marche meurt avec elle, et l’inspiration des peintres et des poètes. Apollon acceptera alors de lever son maléfice.
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15.03.2007
Ah, poésie quand tu nous tiens !
Le pouvoir des mots
[EDIT] : voir la note plus haut "découpage du pouvoir des mots" pour avoir une version plus aboutie du scénario
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